E. Pascallet

Résumé

E. Pascallet,  Histoire de l'Empire (1840)

“ Ce n'est, en effet, qu'en forçant les conséquences du droit de translation et en s'appuyant sur le raisonnement: qui veut la fin, veut les moyens, que le conseil put rendre un semblable décret. Mais, à supposer même que ce raisonnement trouvât ici une juste application, toujours est-il évident que les Anciens ne pouvaient donner à Bonaparte que le commandement des troupes nécessaires à la translation et à la sûreté des conseils, mais jamais celui d'une division militaire, droit qui appartenait au pouvoir exécutif seul, c'est-à-dire au Directoire. ”
Source : Gallica

E. Pascallet,  Histoire de l'Empire (1840)

“ Une pensée surtout dominait toutes les autres, la gloire et la prospérité de la France, fondées sur le triomphe de la souveraineté populaire, qui, seule, pouvait lui faire une puissance durable, à lui, qui n'était ni du droit divin, ni de la légitimité.
Résumant ses souvenirs, parcourant d'un coup-d'oeil d'aigle les faits présens, quel triste tableau dut lui offrir la patrie!... Il voit d'abord une nation intelligente et fière, créée pour la liberté, asservie depuis dix-huit cents ans, et, comme on l'a dit, « organisée dans la servitude ; »
”
Source : Gallica

E. Pascallet,  Histoire de l'Empire (1840)

“ Tout était perdu, si cette discussion continuait : l'opposition prenait, à chaque instant, plus de consistance; elle n'eût pas tardé à devenir redoutable en entraînant la masse des indécis, et alors la réunion des deux conseils, sous la bannière de la constitution, eût certainement fait échouer la conjuration.—Augereau, Jourdan, et tous les patriotes les plus influens, présens à Saint-Cloud, épiaient le moment propice pour ramener les troupes de leur côté.— Le péril grandissait à chaque instant : il n'y avait plus un moment à perdre. ”
Source : Gallica

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