Jacques Bainville

Jacques Bainville

Résumé

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Le Dix-huit Brumaire

Quelques jours avant le coup, Bonaparte disait à Rœderer : « Il n’y a pas un homme plus pusillanime que moi quand je fais un plan militaire. Je me grossis tous les dangers et tous les maux possibles dans les circonstances, je suis dans une agitation tout à fait pénible. Cela ne m’empêche pas de paraître fort serein devant les personnes qui m’entourent. Je suis comme une fille qui accouche. Et, quand ma résolution est prise, tout est oublié, hors ce qui peut la faire réussir. »
Il paraissait en effet « fort serein. »
Source : Gutenberg

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Le Dix-huit Brumaire

Les Anciens étaient encore plus troublés lorsqu’on leur disait : « Au fond, vous pensez que le gouvernement ne vaut rien, qu’il ne peut plus durer. Eh bien ! nous sommes d’accord avec vous. Seulement, pourquoi renverser la Constitution ? A quoi bon un coup d’État, un bouleversement dont nul ne peut prévoir les suites ? Voulez-vous reconstituer le Directoire, y porter des hommes éminents ? Nous y consentons. Voulez-vous même y introduire Bonaparte ? Il n’a pas l’âge pour être Directeur, mais on pourra faire une exception pour lui. »
Source : Gutenberg

Portrait de Jacques Bainville Jacques Bainville Le Dix-huit Brumaire

Ne pouvant entrer dans leurs salles respectives, les membres des deux Assemblées, vêtus de leurs pompeux uniformes, — toge romaine, écharpe et toque, — revenaient sur l’esplanade. Des groupes s’y formaient, des conversations s’engageaient, et les jacobins des Cinq-Cents, mêlés aux modérés des Anciens, les harcelaient de questions embarrassantes. Pourquoi avaient-ils voté le décret, éloigné les Conseils de Paris ? Que voulait-on faire ? Renverser la Constitution ? Donner le pouvoir à Bonaparte ? Alors, c’était la dictature ? On voulait renverser la République ?
Source : Gutenberg

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature