Maurice Bouchor,
Israël en Égypte
“ Ces ténèbres, Hændel les a rendues visibles et palpables, il en a presque donné l'odeur et le goût funèbres par un choeur à quatre voix, d'une extrême lenteur, qui fait la nuit autour de ceux qui l'écoutent, qui leur oppresse le coeur et qui les terrifie. Je ne sais rien qui donne plus fortement l'impression d'une hideuse réalité. Au début le son de l'orchestre est voilé: des hautbois et des violons jouant dans le grave se mêlent au basson, et il en résulte quelque chose comme la sonorité mystérieuse de cors que l'on écouterait en rêve. ”
