Résumé

Protestantisme et musique (1950)

“ N'est-ce pas qu'il y a en elle un esprit, un souffle qui viennent d'au-delà de l'artiste qui l'a donnée, et le dépassent aussi. Car il n'est plus, que son œuvre est encore. Il ne parle, n'écrit, ne peint, ne bâtit, ne moule, ne grave ni ne sculpte, que son œuvre parle encore. C'est qu'elle ne vient pas de lui ; c'est qu'il ne l'a pas créée pour lui-même ; c'est qu'elle n'est pas à lui. Elle est pour tous ; elle est à tous. C'est la vraie marque d'une œuvre d'art véritable. ”
Source : Gallica

Protestantisme et musique (1950)

“ Mais nos musiciens ne firent véritablement œuvre nouvelle, utile et féconde qu'en se soumettant aux exigences de la liturgie et en collaborant avec les réformateurs pour donner au culte un chant sacré, à la fois simple, noble et recueilli. Là fut leur maîtrise et leur génie. Là est l'origine de ce qui est tout à la fois but, source et principe générateur de la musique protestante : le choral. Qu'il soit harmonisé par accords, introduit en valeurs longues dans un motet, dans un grand chœur polyphonique, c'est lui qui donne sa forme à l'œuvre et non l'œuvre qui lui impose un moule tout préparé. ”
Source : Gallica

Protestantisme et musique (1950)

“ L'harmonie de la Création exprime, d'une manière infiniment variée la richesse une et insondable du Créateur. Elle est faite de la palpitation même de la vie.
C'est d'elle que procède l'art. L'art est donc en relation directe avec la vie, avec la créature, par conséquent avec le Créateur. A moins que, de propos délibéré, l'artiste excluant le Créateur, ne s'écarte de sa présence, et ne se livre alors à l'œuvre des ténèbres et de leur Prince. Qu'il le veuille ou non, il besogne au contact permanent du Créateur, mais non plus pour vivre.
”
Source : Gallica

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