Camille Bellaigue, Revue des Deux Mondes
“ Le choral chemine avec plus de lenteur, le chœur se développe sans trêve. Parfois, au contraire, le choral s’interrompt pour reprendre ensuite, et chaque silence donne à chaque reprise plus de beauté. Multiple enfin et pathétique, le chœur est fait de nos plaintes et de nos supplications. Le choral les domine ; au-dessus de la polyphonie et de la passion, il est un et il est calme ; il est la paix, la règle, il est l’élément divin. Ainsi la musique de Bach nous enseigne en même temps avec qui et sous qui nous devons vivre, et cela est tout l’ordre, toute la loi. ”
