Jean-Henri-Romain Prompsault

Résumé

Jean-Henri-Romain Prompsault Les Quinze-vingts (1863)

L'hospice des Quinze-Vingts Aveugles reconnaît S. Louis pour son fondateur.
Jusqu'à ce jour il n'a reçu des rois ses successeurs, et des administrations qui l'ont régi en leur nom, que des preuves multipliées d'une bienveillante sollicitude. Tout le secret de son organisation est là.
Mieux comprise, elle n'aurait paru ni extraordinaire ni répréhensible à M. de Rambuteau.
Ce n'est pas du pain seulement qu'on offre au malheureux Aveugle ; on sait fort bien que le pain ne lui manquera jamais, quel que soit le lieu où il habite, tant qu'il y aura des voyants à ses côtés.
Source : Gallica

Jean-Henri-Romain Prompsault Les Quinze-vingts (1863)

La Maison royale des Trois-Cents Aveugles n'a absolument rien de ce qui constitue une Maison-Dieu, un Hôpital, un Hospice ou un Hôtel ; on le voit déjà par son organisation qui, dès le principe et jusqu'à présent, est restée celle d'une communauté d'habitants, vivant de leur industrie et des fonds communs qui leur sont alloués sur l'établissement. Le nom d'Hôtel qui, sous un rapport moins blessant, offre l'idée d'Hospice, ne lui convient pas mieux.
Source : Gallica

Jean-Henri-Romain Prompsault Les Quinze-vingts (1863)

Pour le malheur des Aveugles, le prince Louis-Réné-Edouard de Rohan (3) , à raison de son nom et par le crédit de sa famille, fut nommé, en novembre 1777, grand-aumônier, au retour de son ambassade à Vienne, où il était arrivé avec un million de dettes, et d'où Louis XVI avait été prié de le rappeler, à la demande de l'impératrice Marie-Thérèse. Comme tous les prodigues de bonne maison, il était entouré d'hommes sans délicatesse et sans pudeur, qui n'avaient rien à perdre en considération et avaient besoin d'employer, pour soutenir leur genre de vie, les mêmes moyens que lui.
Source : Gallica

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