Résumé

Léon Le Grand Les Quinze-Vingts depuis leur fondation jusqu'à leur translation au faubourg Saint-Antoine… (1887)

On voit que depuis un siècle d'admirables progrès ont été faits dans cette voie nouvelle, malheureusement l'expérience acquise depuis ce temps montre que l'aveugle pauvre ne peut que dans des conditions tout à fait exceptionnelles subvenir entièrement à ses besoins par le travail. L'antique institution des hôpitaux d'aveugles aura donc toujours sa raison d'être, et l'on doit se féliciter que les Quinze-Vingts, après avoir traversé, sans y sombrer, la tempête révolutionnaire, aient conservé à peu près la forme sous laquelle ils ont eu de longs siècles de prospérité.
Source : Gallica

Léon Le Grand Les Quinze-Vingts depuis leur fondation jusqu'à leur translation au faubourg Saint-Antoine… (1887)

Le pouvoir donné par saint Louis à son aumônier sur la congrégation des aveugles consistait dans la nomination des nouveaux membres et dans la visite de la maison ; cette dernière prérogative lui permettait d'inspecter l'hôpital comme un évêque inspecte son diocèse, d'y réformer les abus, d'y punir les coupables, d'y établir des règlements.
Jusqu'au milieu du XIVe siècle, nous ne voyons pas s'exercer d'action bien efficace de la part de ce supérieur général, mais, sous le règne de Jean II, l'aumônerie fut remise entre les mains d'un homme actif et énergique qui prit à cœur son patronage.
Source : Gallica

Léon Le Grand Les Quinze-Vingts depuis leur fondation jusqu'à leur translation au faubourg Saint-Antoine… (1887)

Et c'est après ce silence de plus de deux cents ans qu'apparaît le récit de Jean de l'Aigle, que se fait jour une explication aussi extraordinaire de la fondation des Quinze-Vingts ! Quand on remarque que J. de l'Aigle est le premier chevalier mis à la tête des aveugles, on serait tenté de croire qu'il a voulu ennoblir par vanité le berceau de l'établissement qu'il dirigeait; mais cette supercherie est indigne d'un homme qui, nous le verrons plus loin, consacra toute sa fortune à construire des hôpitaux, toute sa vie à secourir les pauvres et les délaissés.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature