Marie-Dominique Chapotin

Résumé

Marie-Dominique Chapotin Une page de l'histoire du vieux Paris… (1870)

La fondation du cardinal de Dormans avait bien changé d'aspect depuis la mort de ce prélat. Le collége n'était plus seulement un asile ouvert à quelques enfants pauvres du diocèse de Soissons, que l'amour de l'étude amenait à Paris: c'était un établissement considérable où, à côté des boursiers fondés par le cardinal, se pressait une jeunesse nombreuse, venue de tous les points de la France et même de lointains pays, habituée souvent aux jouissances du luxe, et désireuse de trouver, dans l'étude des lettres, le chemin de la fortune et de la gloire.
Source : Gallica

Marie-Dominique Chapotin Une page de l'histoire du vieux Paris… (1870)

Il ne manqua pas d'écoliers qui, après avoir goûté à la vie de collège, se hâtèrent de renoncer à leur bourse, pour retrouver, loin de ces murailles austères, le grand air, la liberté, la rue, le bonheur d'être nus, d'avoir faim et de coucher à la belle étoile, de vivre au jour le jour, d'industrie, de misère et de gaîté, mais aussi de ne se contraindre en rien, de n'avoir point de maîtres, de ne relever absolument que de son caprice : la vie de bohème est plus vieille que le dix-neuvième siècle.
Source : Gallica

Marie-Dominique Chapotin Une page de l'histoire du vieux Paris… (1870)

Rien ne ressemblait moins à nos colléges modernes que ces anciennes fondations. Dans l'origine surtout, un collége n'était guère autre chose qu'une hôtellerie, où quelques écoliers, désignés par le fondateur, trouvaient gratuitement le vivre et le couvert. Un seigneur ou un évêque voulait-il ouvrir un collège ? Il achetait une maison, l'appropriait tant bien que mal au logement d'une communauté, lui assurait un revenu, nommait un maître ou principal, un procureur, un sous-maître, presque toujours un ou plusieurs chapelains et un nombre plus ou
moins considérable d'étudiants.
Source : Gallica

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