Résumé

P J Gauthier Chalon-sur-Saône, notices diverses… (1910)

Par sa position, la ville de Chalon est plus exposée que d'autres centres à voir affluer en ses murs une multitude de pauvres étrangers.
Parmi ces gens, les uns contrefont les estropiés ; d'autres exhibent des plaies factices ou simulent des maladies ; tous enfin cherchent à exciter la compassion, ou, par une insistance déplacée, obligent à leur faire l'aumône.
Source : Gallica

P J Gauthier Chalon-sur-Saône, notices diverses… (1910)

Les dernières lettres patentes accordées par le roi, en 1692, pour l'hospice, commencent par un long préambule contenant en substance :
Notre désir de pourvoir aux besoins des pauvres et de faire cesser l'oisiveté, le libertinage, la corruption et les autres vices qui accompagnent ordinairement la mendicité, nous ont porté, dès notre avènement à la couronne, à établir des hôpitaux généraux (hospices) où les malheureux seraient occupés de manière à aider à leur subsistance.
Source : Gallica

P J Gauthier Chalon-sur-Saône, notices diverses… (1910)

Ce qui n'est pas douteux, c'est la lente agonie du peuple, écrasé à la fois par l'énorme cherté des
subsistances et par la chute de l'industrie et du commerce ; c'est la faim envahissant de degré en degré la société presque entière et remontant de la chaumière à la boutique, de la boutique au manoir ; c'est la petite bourgeoisie et la petite noblesse réduites à demander l'aumône en secret, au lieu de la faire aux autres, et disputant aux manouvriers les lits encombrés des hôpitaux...
Source : Gallica

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