Théodore Nisard

Élements biographiques

Théodore Nisard Du plain-chant parisien : examen critique des moyens les plus propres d'améliorer et de populariser ce chant… (1846)

Le vandalisme était à l'ordre du jour au XVIIIe siècle, et Lebeuf, à son insu, cédait à la fatale impulsion de son irréligieuse époque. Aussi son œuvre est-elle empreinte d'un caractère bizarre que la science la plus patiente ne résoudra jamais. Tout y est confondu; tout y présente un effroyable pêle-mêle. Vous croyez être dans un mode ecclésiastique, mais tout à coup une modulation vient vous arrêter et vous confondre ; vous ne savez plus où vous en êtes : la mélodie vous échappe ; la tonalité disparaît; ce n'est plus du plain-chant, et ce n'est pas non plus de la musique moderne
Source : Gallica

Théodore Nisard Du plain-chant parisien : examen critique des moyens les plus propres d'améliorer et de populariser ce chant… (1846)

Monseigneur, c'est vers vous que se portent en ce moment les vœux de tous les hommes graves qui ont longtemps étudié la liturgie musicale. Ils ont foi dans votre haute intelligence et dans votre noble zèle. Vous saurez aplanir les difficultés, vaincre les obstacles qui, dans votre diocèse, pourraient s'opposer à la réhabilitation du plain-chant romain. Une gloire immortelle vous est acquise, si vous permettez à l'histoire de buriner un jour sur ses tables d'airain cette grandiose et magnifique réforme.
Source : Gallica

Théodore Nisard Du plain-chant parisien : examen critique des moyens les plus propres d'améliorer et de populariser ce chant… (1846)

Je ne vois qu'un remède à ce mal : les mauvais maîtres l'ont produit, des hommes de talent et de goût le feront disparaître peu à peu.
Mais comment obtenir des restaurateurs du plain-chant? Comment se procurer des artistes qui sachent faire triompher ce chant majestueux, sans cependant proscrire l'emploi sage et modéré d'une musique grave, religieuse et profonde? Comment parvenir à grouper, autour de ces chefs intelligents, d'autres artistes qui soient pénétrés de leur mission sainte et sublime? Ah! Monseigneur, c'est ici qu'il faut déplorer le malheur des temps !
Source : Gallica

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