Résumé

Festival châlonnais. 1842. Première partie… (1842)

Il écoute et soupire. A son bâton magique Il croit voir en Baumann un Dieu de la musique ; Sur sa flûte enchantée il admire Donjon, Vanderhydn à la basse ; et, sur le violon, Cherblanc et vingt rivaux, déployant leur génie, Par leurs brillants accords excitent son envie; Mais en dépit du Dieu tout l'Olympe applaudit.
Cependant le cor retentit En brillante fanfare, Et la harpe a frémi sous les doigts de Labarre,
Aux sons des instruments mêlant de saints concerts, Cent voix en chœur font résonner les airs De leur hymne sacrée
Source : Gallica

Festival châlonnais. 1842. Première partie… (1842)

L'amour divin ne s'exprime pas autrement, en musique, que l'amour humain ; la colère de Dieu ou la crainte du diable ne peut se peindre autrement que la colère et la crainte de l'homme. C'est pourquoi tant de musique profane fait couler des larmes ou jette l'épouvante dans les cœurs, tandis que tant de musique sacrée, pour s'être éloignée des conditions passionnelles inhérentes à la nature de l'homme, manque souvent son but.
Source : Gallica

Festival châlonnais. 1842. Première partie… (1842)

Le poète national a raison, la musique répandra un jour ses flots jusqu'en bas, elle étendra son influence à tout le monde divisé, et, partie intégrante de la voix scientifique et religieuse de l'avenir, elle aidera à consacrer enfin cette sainte fraternité des hommes, devant laquelle les siècles passés ont inutilement consumé leurs efforts.
Nous aimons à croire que le mouvement musical, qui entraîne les populations allemandes et italiennes et commence à faire vibrer la fibre française, n'est point seulement un simple
effet de l'amour étroit de l'art pour l'art
Source : Gallica

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