Octave Aubry

Élements biographiques

Octave Aubry,  Sainte-Hélène. La mort de l'empereur (1938)

“ On n'entend plus les cloches, le canon, le pas des chevaux, le cliquetis des armes ; le nom de Napoléon emplit la ville. Une fois encore, après son long reniement, elle se redonne à lui.
Dans les jours les plus sombres de Sainte-Hélène, il l'avait dit à ses compagnons :
— Vous entendrez encore Paris crier : « Vive l'Empereur !... »
Il ne s'était pas trompé ; un million d'hommes, dans un triste et fanatique amour, l'acclament, tandis qu'il passe sur son pavois, emporté par ses Victoires, au-dessus du battement des cœurs et de l'inclinaison terrible des drapeaux.
”
Source : Gallica

Octave Aubry,  Le lit du roi : (Casanova, Louis XV et Mlle de Romans… (1932)

“ C'est la bague d'émeraudes que Casanova lui a donné à Grenoble ...
Casanova.
Qu'il lui a fait de mal ! Pourtant, à cette heure, sa colère contre le chevalier n'est plus qu'une poignante amertume. On lui a pris son enfant. Tout son pouvoir de haine se tourne vers la marquise et vers le Roi. Casanova, lui, du moins, n'a pas agi avec cruauté. Il a commis des actions basses; mais en pensant à lui, d'abord, est-elle sûre qu'il ne pensait pas un peu à elle, qu'il n'éprouvait pas pour elle, non de l'amour — il en est incapable — mais une sincère amitié ?
”
Source : Gallica

Octave Aubry,  L'Aiglon prisonnier (1935)

“ Revenant vers Prokesch, qu'il savait patriote, il affirma qu'on ne devait rien craindre de sa part contre l'Autriche. Loin de vouloir lui nuire, il l'aiderait. Il serait pour elle, s'il montait sur le trône, un appui plus puissant que s'il ne demeurait qu'un soldat. A plusieurs reprises, il avait exprimé l'espoir de devenir un second Prince Eugène. C'était par ruse. Il s'attachait un masque pour que Metternich lui permît d'aborder la carrière militaire. Mais son ambition ne pouvait se limiter là. Son pays n'était pas l'Autriche. C'est vers la France qu'il tournait les yeux. ”
Source : Gallica

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