Marquise de Pompadour

Définition et enjeux

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Les cotillons célèbres. Deuxième Série

Dans le courant de l'année 1754, madame de Pompadour avait éprouvé le plus grand chagrin de son existence. Alexandrine, sa fille bien-aimée, mourut subitement pour avoir été saignée mal à propos au couvent de l'Assomption, où on l'élevait avec le plus grand soin. Elle avait alors onze ans.
Ici commence la seconde période de la vie de la marquise de Pompadour. La maîtresse charmante de Louis XV fait place à la femme d'État. L'ambitieuse incapable que flétrit l'histoire succède à l'artiste spirituelle, qui avait trouvé grâce.
Source : Gutenberg

Émile Campardon Madame de Pompadour et la cour de Louis XV au milieu du XVIIIe siècle… (1867)

Le père de la future marquise de Pompadour était un homme absolument dénué de sens moral; il était, de plus, d'un physique ignoble, et son langage ne rachetait pas l'aspect grossier de sa personne. Cynique dans ses propos, il fit bien souvent, plus tard, monter sur le front de sa fille la rougeur de la honte; ne disait-il pas impudemment à un valet de chambre nouveau qui refusait de l'introduire chez la maîtresse de Louis XV, à cause de son extérieur peu avantageux : « Maraud, apprends que je suis le père de la p. du Roi! »
Source : Gallica

Baptiste Capefigue Le Maréchal de Richelieu (1857)

Le seul reproche que l'histoire peut adresser à la marquise de Pompadour, au point de vue sérieux, c'est d'avoir trop souvent étendu une main protectrice sur les poètes et les philosophes qui lui baisaient les pieds pour obtenir un regard. Il était difficile qu'une femme aussi spirituelle, qu'une artiste charmante, que madame de Pompadour n'aimât pas ces vers suaves et gracieux qui, comme un parfum de fleurs, s'élevaient jusqu'à elle; elle souriait à l'abbé de Voisenon, à Bernis, à Boufflers, à Crébillon fils, comme aux tableaux de Lencret et de Boucher; elle grandissait l'art en le pratiquant
Source : Gallica

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