Sophie Gay,
La Comtesse d’Egmont
(1836)
“ Calme-toi, mon enfant, dit madame d’Aiguillon frappée de la terreur qui se peint sur le visage de sa nièce ; ne te livre pas à ces sombres idées. Comment se peut-il qu’on l’ait rendue témoin d’un semblable spectacle ? ajoute la vieille duchesse, en s’adressant à madame de Lauraguais. Mais celle-ci ne l’entend point ; les yeux fixés sur le maréchal, elle contemple avec un mélange d’indignation et de pitié l’accablement profond où cette mort le plonge. On dirait qu’elle devine tout ce qui se passe dans cette âme où le remords triomphe un moment de sa légèreté habituelle... ”
