Jurien de La Gravière, Revue des Deux Mondes
“ « Seigneurs et bourgeois, demandait-il, n’y a-t-il pas de grâce ? » Personne ne lui répondit. « Je ne suis donc plus à cette heure qu’un pauvre comte, dit Egmont, que me sert d’être gentilhomme ? Eh bien, puisqu’il le faut, qu’il en soit ainsi ! » Résigné, il plie les genoux sur le coussin préparé, joint les mains, lève les yeux au ciel et offre à Dieu son noble sang. En ce moment le bourreau a tiré son épée et tranché la tête du comte. Le sang du chevalier de la Toison d’or jaillit de tous côtés sur l’échafaud. Dieu se charge de la vengeance du comte d’Egmont. ”
