Charles Rockingham

Élements biographiques

Charles Rockingham,  Le dernier d'Egmont. Tome 2 (1851)

“ Voyons, me suivrez-vous ou non? » -
«—Mon Dieu ! Edouard, » s'écria Clémence, à genoux et plus pâle que la mort, « — écoutez-le, de grâce, ou plutôt écoutez moi. »
«—Vous, infortunée! » répondis-je en la repoussant. — « Vous pouvez, je n'en doute point, mentir aussi habilement que vospareilles, mais le ciel m'a enfin ouvert les yeux. Laissezmoi, vous dis-je : vous êtes indigne même de la pitié d'un honnête homme. » -
« —Insensé, vous avez donc perdu la raison, » reprit Sainte-Maure, en se jetant sur moi.
”
Source : Gallica

Charles Rockingham,  Le dernier d'Egmont. Tome 2 (1851)

“ Oui, Clémence, vous répéter à chaque instant que je vous aime, que je n'aime et ne vois plus que vous seule sur la terre, toujours à vos pieds, jamais, jamais ailleurs, voilà mon unique, mon dernier rêve de bonheur, et vous n'oserez point le détruire. »
« — Mais encore une fois, Edouard, » me répondit-elle avec son doux accent de céleste pitié, » où nous conduiront toutes ces extravagances? Voici près d'une heure qu'en dépit de tout ce que vous m'avez promis, vous me parlez de votre amour sans que je vous interrompe , sans que je vous arrête.
”
Source : Gallica

Charles Rockingham,  Le dernier d'Egmont. Tome 2 (1851)

“ « — Je devine bien, » poursuivit votre amie, pâle maintenant comme la mort et de plus en plus animée ; « je devine bien ce que cette petite insolente est restée ici à vous conter pendant une demi-heure, mais cette fausseté indigne ne m'empêchera certainement pas de faire mes promenades à cheval qui sout mon seul plaisir ici. »
« — Ma chère Clémence, » dis-je dans l'espoir de la calmer sans pourtant lui trop céder, « quand même rien ne serait encore certain, vous auriez le plus grand tort, dans le doute, de vous exposer à un pareil danger. »
”
Source : Gallica

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