Résumé

Bibliothèque amusante de la jeunesse

Oh ! ces Français! pensa-t-il, quelle légèreté d'esprit, quelle vivacité de passion!. Le malheureux a déjà oublié Marguerite, et il n'a plus d'yeux que pour le jeu! Si je n'étais pas là prêt à le défendre contre lui-même, il serait capable de risquer son avenir sur un coup de dé.
Il laisse Edouard jouer un quart d'heure, pour voir s'il saurait s'arrêter à propos. Mais, entassant gain sur gain avec un bonheur étrange, le jeune homme eût bientôt oublié l'univers et lui-même; et, à la première variation de chance, il fallut que Frédéric l'empêchât de faire une folie.
Source : Gallica

Bibliothèque amusante de la jeunesse

Madame de Salnois prit la lettre toute mouillée de ses larmes, et la tendit au chevalier qui lut ce qui suit : « Madame, je suis un fou, un malheureux, à qui la tête a tourné depuis le jour où j'ai mis le pied chez vous ; je vous aime, moi pauvre invalide, soldat mutilé, moi à qui, maintenant que je ne puis plus me battre pour mon pays, il
ne me manquait que cette misère : d'aimer sans être aimé ; aussi je meurs de mon amour. Adieu, madame; vous avez désiré Médor, il est à vous.
THOMAS, sergent invalide, chevalier de la Légion-d'Honneur. »
Source : Gallica

Bibliothèque amusante de la jeunesse

Médor ! fit Thomas.
Le chien se leva aussitôt; d'un bond il fut dans les bras de Thomas, et, avec sa pate de bois, il lui caressait le visage.
— Vous vous trompiez, madame ; le chien du pauvre invalide n'est pas infidèle : ce n'est pas un homme, il n'abandonne pas son ami.
— Cependant, dit madame de Salnois, il faut que j'aie ce chien.
— Vous ne l'auriez pas si vous me rendiez ma jambe, dit alors Thomas, en adoucissant ce refus de son plus gracieux sourire.
Source : Gallica

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