Marie Aycard

Résumé

Marie Aycard Le diamant de famille. Vol. 4 (1857)

C'était le moment suprême pour Maxime, pour Laure et pour Adrienne elle-même. Elle se voila la tète, elle ferma les yeux ; elle ne voulait plus voir cet homme, elle ne voulait pas entendre une seule de ses paroles.
— Il acceptera s'il aime son enfant, pensait-elle. N'est-il pas persuadé que Laure a voulu mourir parce qu'elle avait perdu l'espoir d'épouser Maxime ? Un homme ferme se roidit contre le malheur, et s'ensevelit sous les ruines de sa fortune, lui et les siens, plutôt que de s'humilier ; un homme faible, au contraire, s'échappe et fuit dès qu'on lui ouvre une issue.
Source : Gallica

Marie Aycard Le diamant de famille. Vol. 4 (1857)

Parle, parle, Maxime ! que ferons-nous ?... Tu te tais ; tu n'oses pas blesser à ce point notre douleur commune, tu ne peux pas non plus étouffer ton amour. Eh bien , Maxime, rassure-toi : je te délivrerai de Dulaurens, et tu épouseras Laure.
— Que va-t-elle faire ? dit Pierre dès que madame de Tonneins eut quitté la chambre de son fils.
— Je ne sais, répondit mélancoliquement Maxime ; mais tout ceci se, terminera mal pour moi, mon ami ; nous sommes destinés, Laure et moi, à mourir de notre amour : ce n'est pas le bonheur qui nous attend, c'est la mort.
Source : Gallica

Marie Aycard Le diamant de famille. Vol. 4 (1857)

Oh ! je te comprends, poursuivit Adrienne, qui vit que son fils allait l'interrompre : tu n'en aimes que plus cette jeune fille, tu n'en désires que plus vivement de l'épouser... Tu ne sais pas tout : Laure est la fille d'un homme qui a fait tuer ton frère... Oui, Dulaurens a excité contre Eugène, Martial Saint-Léger ; c'est Dulaurens qui a mis l'épée dans la main de ce spadassin.
— Ma mère ! ma mère ! s'écria Maxime.
Et il cacha sa tète sous son oreiller.
— Ils sont tous morts, dit Adrienne avec violence : tu as tué le fils, la mère n'a pu supporter
une vie misérable, elle s'est suicidée.
Source : Gallica

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