Alfred Assollant,
Mémoires de Gaston Phoebus, par Alfred Assolant…
(1867)
“ MÉMOIRES DE GASTON-PHOEBUS. 67 Ce qu'il y a de plus singulier, c'est qu'aucun de nous, je crois, ne se demandait quel serait le ternie d'une vie si douce et si prospère. Il nous semblait que nous avions toujours vécu et que nous devions toujours vivre ainsi sans que rien pût nous séparer. Moi-même, après les vers que m'avait inspirés, la première vue de Laure, j'avais laissé sommeiller ma muse; et, quoique j'aimasse Laure passionnément, on aurait dit, à voir nos manières si familières, si intimes, si affectueuses et pour tout dire, si fraternelles, que nous étions vraiment frère et soeur. ”
