W. H. Harrison

Résumé

W. H. Harrison Mémoires d'un médecin. Tome 2 (1833-1834)

Cet athlète furieux, cet homme sans foi ni loi, luttant contre l'agonie, se débattant contre elle avec rage et désespoir, me rappelait l'Archange déchu, rugissant au fond du gouffre où la foudre le précipita. La pluie tombait par torrens, de nombreux éclairs déchiraient la nue, le tonnerre grondait au loin. Sa femme s'agenouilla près de son lit.
— Au nom de Dieu ! Billy, calmez-vous , je vous en prie ; calmez-vous, ou le docteur s'en ira ; il s'en ira sans vous soigner.
— Oh ! je ne le lui conseille pas, s'écria le boxeur, en fermant les poings.
Source : Gallica

W. H. Harrison Mémoires d'un médecin. Tome 2 (1833-1834)

Oui, celui qui fut si long-temps le riche et célèbre Dudleigh alla finir ses jours dans une petite cabane haute de huit pieds et entourée de quelques arbres,
C'est là que le malheureux vieillard soignait et surveillait la longue agonie de sa fille. Elle prenait tout de sa main ; il passait les nuits entières auprès d'elle ; elle expira dans ses bras... L'excès de sa douleur le rendit stupide : il ne voulait point croire à la mort de sa fille bien-aimée. On fut forcé de l'arracher d'auprès de ce corps inanimé qu'il couvrait de ses baisers et de ses larmes.
Source : Gallica

W. H. Harrison Mémoires d'un médecin. Tome 2 (1833-1834)

Dieu ! quelle différence entre le malheureux prisonnier et le beau et brillant jeune homme de Regent-Street !
— Soyez le bien-venu, docteur, me dit-il enfin, en fermant une Bible sur laquelle il avait long-temps tenu les yeux fixés; je vous remercie d'avoir bien voulu vous rendre à ma prière. J'ai quelque chose de bien important pour moi à vous communiquer. Mais il faut que nous soyons seuls, ajouta-t-il en jetant sur son père un regard qui semblait le conjurer de se retirer pour quelques instans.
Hélas ! le pauvre vieillard était trop accablé de douleur pour le comprendre.
Source : Gallica

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