Marquise de Pompadour,  Correspondance de Mme de Pompadour avec son père… (1878)

“ Sire, j'ai vu aujourd'hui M. de Meinières; il m a protesté de l'attachement le plus respectueux pour votre personne, et cœtera, le Roy me répondra : Qu'a-t-il fait pour me le prouver ? Rien. Et les choses demeureront dans le même état, et je ne pourrai rien faire pour vous.
— Je suis, Madame, le plus malheureux homme du monde, car il ne m'est pas possible, dans ma façon de penser, de me prêter à écrire une lettre particulière pour redemander ma démission. Je crois cette démarche inutile pour
le Roy, dangereuse pour la compagnie, et déshonorante pour moi en particulier.
”
Source : Gallica

Marquise de Pompadour,  Correspondance de Mme de Pompadour avec son père… (1878)

“ AU DUC D'AIGUILLON
1
6 septembre 1758.
J'ai reçu, Monsieur, votre grande lettre où je vois, au milieu de choses fort honnêtes pour moi, cette petite tête (que vous savez) malade, et que j'aurai bien de la peine à traiter. Enfin, je la prendrai volontiers, parce que je crois qu'elle le mérite, malgré tous ses défauts.
Je ne suis pas inquiète de ce moment où les ennemis sont devant vous; je rends justice à votre zèle, et ne doute pas de vos succès. Je
vous assure que je les désire de tout mon cœur, et pour le bien de la chose, et par l'intérêt très-sincère que je prends à vous.
”
Source : Gallica

Marquise de Pompadour,  Correspondance de Mme de Pompadour avec son père… (1878)

“ Je ne pourrai y être qu'après Fontainebleau, parce qu'il faut l'accommoder.
Je reçois votre compliment pour Madame la duchesse avec grande satisfaction. Il y a sûrement peu de personnes qui soient aussi aises que moi des espérances que nous avons.
Ce que l'on vous a mandé de moi est absolument faux.
Je vous ferai rembourser incessamment ce que je vous dois; j'ai ce qu'il me faut pour tous mes meubles de Bellevue, ainsi je n'ai plus besoin de perse, et vous en remercie, en vous embrassant, grand'femme, de tout mon cœur.
”
Source : Gallica

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