Pierre-Alexandre Du Peyrou

Élements biographiques

Portrait de Pierre-Alexandre Du Peyrou Pierre-Alexandre Du Peyrou,  Correspondance originale et inédite de J.-J. Rousseau avec Mme Latour de Franqueville et M. Du Peyrou… (1803)

“ Voyons, par la comparaison de nos avantages, si ce seroit commettre un attentat que prétendre établir dans notre commerce une parfaite égalité : ceux que la société défère à mon sexe serviront, tant bien que mal, de compensation à ceux que la nature donne au vôtre, et il n'en sera plus parlé! Vous avez le plus beau génie du siècle; moi, ai le meilleur cœur du monde ; votre façon de voir est sûre, ma façon de sentir ne me trompe point ; votre bienfaisance, inépuisable en ressources, peut tout le bien qu'elle veut; la mienne, inépuisable en désirs, veut tout le bien qu'elle peut. ”
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Alexandre Du Peyrou Pierre-Alexandre Du Peyrou,  Correspondance originale et inédite de J.-J. Rousseau avec Mme Latour de Franqueville et M. Du Peyrou… (1803)

“ Donnez-m'en donc vous-même, chère Marianne , en attendant que je puisse voir votre bon papa, si digne de l'éloge que vous en faites et de l'attachement que vous avez pour lui. Quant à moi, je ne suis qu'un ami peu démonstratif, quoique vrai ; réputé négligent , parce que ma situation me force à le paroitre, et trop heureux de recevoir de vous , à titre de grâce, des sentimens que vous me devrez quand les miens vous seront mieux connus.
En attendant, il vaut mieux que vous m'aimiez et que vous me grondiez , que si vous paroissiez
contente sans l'être.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Alexandre Du Peyrou Pierre-Alexandre Du Peyrou,  Correspondance originale et inédite de J.-J. Rousseau avec Mme Latour de Franqueville et M. Du Peyrou… (1803)

“ Pour moi, séduite par un attrait plus vif, les mouvemens de mon cœur devancèrent les opérations de mon esprit, et je sentis , bien plus que je ne le jugeai, combien vous méritiez d'hommages. Toutes les beautés n'ont pas les mêmes traits ; sans blâmer mon amie, sans m'adjuger la préférence, j'ose m'écarter, à cet égard, de sa façon de penser et de la vôtre , et je crois
que la différence des sexes ne doit être comptée pour rien dans la rupture d'un commerce épistolaire, quand elle n'est entrée pour rien dans son établissement.
”
Source : Gallica

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