Marie-Jeanne Riccoboni,
Lettres de mistriss Fanni Butlerd…
(1767)
“ VEnez, mon cher Alfred, venez me dédommager de tout l'ennui du jour ; que le plaisir de vous parler me fasse oublier tant de fadeurs que l'usage oblige d'entendre & de répéter.... Ah ! quelle humeur ! quelle tristesse ! Cette entiere privation m'est affreuse : ni vous, ni rien de vous ! quoi, pas une ligne en route ! M'auriez-vous oubliée ? non, je ne le crois pas ; je ne veux pas le croire. Faites-vous des voeux pour votre Maîtresse ? Ah ! je vous en prie, demandez à l'Amour & à la Fortune qu'ils daignent lui conserver le coeur de son Amant. ”

