Marie-Jeanne Riccoboni,
Sophie, ou le mariage caché
“ Clairville tendrement, Vous repentez-vous, Sophie ? Sophie. Me repentir ! ah jamais ; je crains seulement pour vous la colère de votre Pere, la haine de votre Belle-mere ; elle nous perdra tous deux. Clairville. Ne vous livrez point à ces vaines terreurs, la différence de nos fortunes pouvoit seule empêcher mon Pere de consentir à notre union ; l’intérêt l’eut rendu contraire à nos nœuds, l’honneur lui défendra de les rompre ; nous le fléchirons ma chère Sophie, vous serez à moi de son aveu, je pourrai sans crainte jouir de ma félicité, la publier, m’en applaudir à tous les yeux. ”
