Résumé

Varin L'académicien de Pontoise : comédie-vaudeville en deux actes (1848)

CHESTER.
Il est de fait qu'à la campagne. Vous n'aimez peut-être pas la campagne ?
NISIDA.
Au contraire !. la nature, les arbres, les bancs de gazon. J'adore ça !
CHESTER.
Je ne vous en remercie pas moins d'être venue. Un gosier aussi célèbre, consentir à parfumer de sa présence une fête quasi-pastorale !
NISIDA.
Ça ne me gênait pas du tout !. J'avais relâche au théâlre. D'ailleurs, il est difficile de résister à M. Édouard ; il a une petite manière de demander les choses.
CLARISSE, à part.
Voyez-vous ça ! CHESTER.
Le fait est que le gaillard!. C'est l'espoir de ma race!.
Source : Gallica

Varin L'académicien de Pontoise : comédie-vaudeville en deux actes (1848)

CHESTER.
Non, belle prima donna!. c'est une chose que j'ai ruminée dans mon gros bon sens. je veux arracher mon neveu à une passion sacrilége!.
Vous avez vu sa cousine ?
NISIDA.
Une charmante personne!
CHESTER.
Il en est follement épris!.
NISIDA.
Mariez-les ensemble !
CHESTER.
Elle est déjà la femme de quelqu'un !
NISIDA.
Ah! c'est plus -difficile !
CHESTER.
Cette union s'est formée sous mes auspices, et s'il arrivait malheur à ce pauvre Mercadet.
NISIDA, vivement.
Mercadet?
CHESTER.
C'est le nom du mari!. le précepteur d'Édouard! un Français!.. mais une excellente lête!
Source : Gallica

Varin L'académicien de Pontoise : comédie-vaudeville en deux actes (1848)

CHESTER.
Je vous estimais comme gosier, mais je vous renie comme nièce.
NISIDA.
Vous vous y ferez, mon oncle !
CHESTER.
Goddem 1 moi l'oncle d'une femme de théâtre !
Est-ce qu'on se marie au théâtre? Il n'y a qu'un sot qui ait pu vous épouser.
NISIDA.
Merci!
CHESTER.
Je suis sûr que Mercadet est de mon avis!
MERCADET, à part.
Je crains d'en être!
NISIDA.
On m'avait bien dit que vous étiez un original pétri de préjugés bourgeois, mais j'ai tout bravé par amour pour Édouard!
CHESTER.
Par amour!.. pitié! pitié!.. une créature dont on cite partout les galanteries.
Source : Gallica

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