Jules Mary

Jules Mary

Résumé

Portrait de Jules Mary Jules Mary Roger-la-Honte

Il le prend, le manie, le fait jouer. Son regard exprime l’horreur, l’épouvante. Il déboutonne son pardessus, rejette du côté gauche la pèlerine sur son épaule, déboutonne aussi sa redingote et son gilet, écarte ses vêtements, laissant à découvert sa chemise du côté du cœur. Et sa main, sans trembler, appuie sur le cœur le canon du revolver.
Tout cela, la mère et la fille le voient. Sur leur front et dans le creux de leur main roule une sueur froide.
À travers l’obscurité du salon, le regard de Roger s’est dirigé vers la chambre où dort sa femme, où dort Suzanne.
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Portrait de Jules Mary Jules Mary Roger-la-Honte

Roger est de haute taille. Ses épaules larges annoncent une force peu commune et Henriette regarde à la dérobée ses deux mains courtes de travailleur, aux doigts noueux ; ces mains qu’elle a vues, hier, s’abattre sur la tête de Larouette, il y a sur l’une d’elles une éraflure profonde, encore saignante, comme celle qu’aurait produite un coup de griffe ou d’ongle.
Laroque n’est pas beau, et sa taille, un peu épaisse, son cou enfoncé dans les épaules, ses membres trapus, empêchent chez lui toute distinction. Son allure est brusque. Son teint est brun. La tête est grosse et puissante.
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Portrait de Jules Mary Jules Mary Roger-la-Honte

Henriette regarde, boit goutte à goutte ce mortel breuvage. Et, tout à coup, elle sent sur ses doigts entrelacés, une froide figure tremblante... elle baisse les yeux... C’est Suzanne qui ne dormait pas... qui vient de se lever... et qui, elle aussi, regarde. Accroupies derrière le piano, la tête penchée, immobiles et sans souffle, elles ne perdent rien de ce que fait Laroque.
Celui-ci presse son front de ses mains et tout à coup se lève. Il se met à marcher de long en large, dans sa chambre.
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