Arsène Houssaye,
La pantoufle de Cendrillon, ou Suzanne aux coquelicots…
(1867)
“ Suzanne-aux-Coquelicots n'en croyait pas moins que le bonheur était là où était une couronne royale. Aussi, au bout d'un an, quand l'heure fut venue, elle souhaita d'être la reine et que son ami Robert fût le roi. Même le roi et la reine d'un pays lointain. Elle ne croyait pas que ce souhait-là pût réussir; mais il n'y a, ici-bas, que l'impossible qui se réalise. Voilà donc Robert-les-Vignes-Dieu et Suzanne-aux- Coquelicots avec une couronne sur la tête, non pas la douce et odorante couronne de roses et de bluets, mais la lourde et rude couronne, qu'elle soit d'or ou de diamants. ”
