Résumé

Mme D’Aulnoy VII. — Mme d’Aulnoy : La Chatte Blanche

Rien ne s’écoule plus vite que des jours qui se passent sans peine et sans chagrin ; et, si la chatte n’avait pas été soigneuse de se souvenir du temps qu’il fallait retourner à la cour, il est certain que le prince l’aurait absolument oublié. Elle l’avertit, la veille, qu’il ne tiendrait qu’à lui d’emmener une des plus belles princesses qui fût dans le monde, que l’heure de détruire le fatal ouvrage des fées était à la fin arrivée, et qu’il fallait pour cela qu’il se résolût à lui couper la tête et la queue, qu’il jetterait promptement dans le feu.
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Mme D’Aulnoy VII. — Mme d’Aulnoy : La Chatte Blanche

Il le voulut bien, quoiqu’il lui semblât que tant de chatonnerie tenait un peu du sabbat et du sorcier, et que la chatte parlante l’étonnât plus que tout le reste.
Dès qu’elle fut rentrée chez elle, on lui mit son grand voile noir ; elle soupa avec le prince ; il avait faim, et mangea de bon appétit ; l’on apporta des liqueurs dont il but avec plaisir, et sur-le-champ elles lui ôtèrent le souvenir du petit chien qu’il devait porter au roi. Il ne pensa plus qu’à miauler avec Chatte blanche, c’est-à-dire à lui tenir bonne et fidèle compagnie.
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Mme D’Aulnoy VII. — Mme d’Aulnoy : La Chatte Blanche

« Fils de roi, ne te chagrine point, je suis de tes amies ; tu peux rester encore ici un jour ; et, quoiqu’il y ait cinq cents lieues d’ici à ton pays, le bon cheval de bois t’y portera en moins de douze heures. — Je vous remercie, belle chatte, dit le prince ; mais il ne me suffit pas de retourner vers mon père, il faut que je lui porte un petit chien. — Tiens, lui dit Chatte blanche, voici un gland où il y en a un plus beau que la Canicule. — Ho ! dit le prince, madame la chatte, Votre Majesté se moque de moi. — Approche le gland de ton oreille, continua-t-elle, et tu l’entendras japper. »
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