Octave Aubry

Résumé

Octave Aubry,  L'Aiglon prisonnier (1935)

“ Il en faudrait moins à l'Aiglon. Paris ne l'attendrait pas. Il éclaterait dans un ouragan de colère où s'évanouirait l'usurpateur.
Reichstadt se voyait remontant le grand escalier des Tuileries, saisissant de nouveau cette rampe à laquelle, enfant,
on avait dû l'arracher. Il porterait l'uniforme français. Les dignitaires de l'Empire, les serviteurs de Sainte-Hélène feraient la haie. Et autour du palais, incendié de lumières, monterait du peuple et de l'armée un rugissement de joie qui ferait tressaillir au delà des mers, dans sa tombe froide, le cœur du banni.
”
Source : Gallica

Octave Aubry,  L'Aiglon prisonnier (1935)

“ Songeant à l'avenir de ce fils qui peut-être un jour serait d'humeur à venger le César bafoué, il avait dû parfois frissonner de colère et de crainte. La mort le tira d'incertitude, et lui du moins fut regretté.
Quand il sut ce que le borgne était devenu pour la veuve de Napoléon, le jeune homme se sentit profondément offensé, humilié. Il avait fallu un autre mari à celle qui avait été unie au plus grand homme de son siècle ! Elle l'avait à ce point renié !... Encore ne savait-il pas, que Marie-Louise n'avait
pas attendu la mort de l'Empereur pour aimer Neipperg et en avoir des enfants.
”
Source : Gallica

Octave Aubry,  L'Aiglon prisonnier (1935)

“ C'est l'effusion d'un esprit que le malheur n'a pu détacher de l'action et qui par delà la mort, décide et règne. L'avenir est à lui, il s'en assure, et plus qu'il ne fut jamais au temps de sa puissance. Ce siècle, après un sommeil, se réveillera et reconnaîtra son maître. Puisqu'il s'en va, lui, converser aux Champs-Elysées avec ses braves et les capitaines du passé, cet avenir des vivants il le remet à son fils. Qu'il ne le gâte pas. Qu'il s'inspire de la sagesse qui ne vient que tard aux pasteurs d'hommes, et que Napoléon mourant aux Tuileries n'eût sans doute jamais possédée. ”
Source : Gallica

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