Octave Aubry, L'Aiglon prisonnier (1935)
“ Il en faudrait moins à l'Aiglon. Paris ne l'attendrait pas. Il éclaterait dans un ouragan de colère où s'évanouirait l'usurpateur. Reichstadt se voyait remontant le grand escalier des Tuileries, saisissant de nouveau cette rampe à laquelle, enfant, on avait dû l'arracher. Il porterait l'uniforme français. Les dignitaires de l'Empire, les serviteurs de Sainte-Hélène feraient la haie. Et autour du palais, incendié de lumières, monterait du peuple et de l'armée un rugissement de joie qui ferait tressaillir au delà des mers, dans sa tombe froide, le cœur du banni. ”
