Anton Prokesch von Osten

Résumé

Anton Prokesch von Osten Mes relations avec le duc de Reichstadt… (1878)

Mais le comte Maurice Dietrichstein, par étroitesse d'esprit, avait coupé court à la correspondance qu'ils entretenaient.
Comme par le passé, le duc épanchait sans réserve son cœur dans de fréquents entretiens avec l'Empereur. Il l'aimait à cause de ses sentiments affectueux, de sa douceur et de la juste appréciation qu'il montrait de sa situation et de ses espérances. Souvent l'Empereur lui traçait
un tableau de la situation politique de l'Europe, sincèrement, telle enfin qu'elle lui apparaissait, et ce monarque sembla regretter plus d'un fait accompli dans le passé.
Source : Gallica

Anton Prokesch von Osten Mes relations avec le duc de Reichstadt… (1878)

Elle prononça quelques paroles pleines d'une amère tristesse à propos de Marie-Louise; puis elle chercha des cheveux de Napoléon, qu'elle voulait que j'emportasse avec moi pour le duc; mais elle ne les trouva pas. Elle me promit encore pour le soir son propre portrait en miniature pour son petit-fils bienaimé. « Sur le revers il trouvera, dit-elle, une boucle des cheveux de son père. »
Je lui baisai la main et me disposai à partir; mais elle me retint et sembla faire un suprême effort pour se redresser. Sa personne me parut grandir, et un air de majestueuse dignité l'enveloppa.
Source : Gallica

Anton Prokesch von Osten Mes relations avec le duc de Reichstadt… (1878)

Je vis sur son front comme un reflet de sa conversation avec Metternich, quand il me dit : « C'est évident, je ne puis paraître aux yeux du monde que comme le petit-fils de mon grand-père ; c'est aussi l'opinion du prince. Il faut que je cherche mon avenir dans l'armée. Moimême, je suis de cet avis. D'abord, quant à la France actuelle, on ne peut pas compter sur elle; ensuite, il est certain que là-bas, vu mon jeune âge, il me serait impossible de me rendre maître des partis. »
Source : Gallica

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