Georges Firmin-Didot, La captivité de Sainte-Hélène… (1894)
“ « J'éprouve des nausées à l'estomac, répondit-il; c'est l'avant-coureur de la mort, le héraut dont la sourde trompette doit retentir à l'oreille de tous les humains. » — Le comte se mit à sourire tristement; alors, Napoléon, se levant et le prenant par le bras : « La mort, dit-il, n'est pas une chose dont on puisse sourire, mon ami, lorsqu'on la voit de si près ! » Cependant, malgré les tristes pressentiments de l'Empereur, sa gaîté apparente et tout son extérieur annonçaient une telle force de santé, que ses compagnons et ses médecins eux-mêmes se faisaient encore de grandes illusions. ”
