Raoul de La Grasserie

Résumé

Raoul de La Grasserie Etudes et réformes de législation… (1889)

La proportion entre le nombre des députés à élire et le nombre des suffrages de chaque bulletin peut, d'ailleurs, être établie différemment.
Les minorités de partis se trouvent indirectement représentées, la majorité ne pouvant voter, au moins en principe, que pour une portion seulement des députés à élire, et les autres devant, par là même, forcément être élus par les minorités.
Mais le vice essentiel de ce système, qui rend inutile d'ènumérer les autres, c'est que la représentation des minorités n'y est nullement proportionnelle ; qu'elle est seulement telle quelle.
Source : Gallica

Raoul de La Grasserie Etudes et réformes de législation… (1889)

Nous croyons que l'électeur serait assez sage et assez intelligent pour donner son troisième vote à un candidat local, mais il pourrait quelquefois être entraîné à ne pas le faire, surtout s'il appartient à la minorité, et à une minorité faible dans chaque circonscription prise à part, pour faire triompher un plus grand nombre de ses candidats ; et d'ailleurs il faut qu'une institution puisse fonctionner d'une manière non seulement satisfaisante, mais parfaite et automatique, sans que la volonté des hommes soit désormais nécessaire pour la soutenir.
Source : Gallica

Raoul de La Grasserie Etudes et réformes de législation… (1889)

Dans les pays où la souveraineté du peuple est le principe du gouvernement le peuple, ou plus exactement quoique moins emphatiquement, la nation tout entière doit se gouverner elle-même, et se gouverner directement autant que possible ; elle ne doit le l'aire par représentants que pour des obstacles de fait s'il lui est impossible d'en agir autrement. Eh bien ! lorsque la nation se gouverne elle-même sans délégation, elle doit se réunir tout entière, et non assembler seulement sa majorité
Source : Gallica

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