Résumé

Un projet de loi électorale (1870)

Je me fonde, pour repousser l'arrondissement, sur une raison de principe : cette raison, c'est l'absence de vitalité qui caractérise, chez nous, l'arrondissement. Le département, le canton, la commune sont les divisions naturelles, vivantes du pays. L'arrondissement se meurt : on ne peut vouloir le ressusciter que dans l'intérêt des souspréfets, dont la disparition sera, dans un avenir prochain, l'heureux résultat de la marche des choses, si nous ne la contrarions pas.
Source : Gallica

Un projet de loi électorale (1870)

Pour moi, dans ce prétendu inconvénient je vois un avantage, dès que les députés élus avec cette sorte de titre d'honneur n'ont pas de priviléges effectifs et n'ont d'autres pouvoirs que ceux de leurs collègues, quels qu'ils soient. L'autorité que donne le suffrage universel est légitime. Même quand elle est attribuée à nos adversaires politiques, elle nous profite, puisqu'elle nous indique le véritable sens de l'opinion et qu'elle nous montre ainsi de quel côté nos efforts doivent se diriger et à quelle force adverse nous avons affaire.
Source : Gallica

Un projet de loi électorale (1870)

Les députés ne peuvent être recherchés ni jugés en aucun temps pour les opinions émises par eux au sein du Corps législatif.
(1) J'ai toujours pensé que s'il y avait lieu de faire une différence entre les électeurs et les éligibles, c'était pour rendre l'éligibilité plus facile que l'électorat, sauf la question des incompatibilités. La seule différence établie ici entre l'électorat et l'éligibilité résulte de ce que l'inscription sur la liste électorale n'est pas exigée du citoyen pour être éligible tandis qu'elle lui est nécessaire pour être électeur.
Source : Gallica

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