Résumé

Banquet fraternel de la Meuse…

Retranchée dans son droit, le suffrage universel, comme derrière une citadelle, la démocratie est impérissable.
De toutes les conquêtes de février, le suffrage universel est la seule que les adversaires de la révolution n'aient pas ébréchée. Gardons-la précieusement : c'est avec elle que nous regagnerons toutes les autres.
Citoyens, je termine en portant un toste au développement intelligent, large, fécond et à l'application sincère et loyale des grands principes proclamés par l'immortelle et glorieuse Révolution de Février! (Applaudissemens prolongés.)
Source : Gallica

Banquet fraternel de la Meuse…

C'était une de ces fêtes comme il est impossible d'en organiser sous la monarchie, parce que la monarchie, négation du droit, n'éveille jamais que des ambitions ou des intérêts. Les fêtes monarchiques sont les fêtes de l'égoïsme, les fêtes républicaines sont les fêtes du dévoûment. Là le mensonge règne et le coeur dément les lèvres ; ici, au contraire, on parle et on agit comme on sent; parce que la raison n'a pas deux langages, ni la justice deux manières de se manifester.
Source : Gallica

Banquet fraternel de la Meuse…

L'aumône est une faveur gui souvent coûte cher; et l'ouvrier réclame, des droits, parce que s'il veut vivre matériellement, il veut aussi garder son âme et jouir de la liberté. Où est la liberté quand notre vie dépend de la générosité ou du caprice d'un homme? Où est l'égalité entre le mendiant qui tend la main et celui qui y jette l'obole de la pitié ? Où est la fraternité entre, l'opulent qui s'enivre de parfums et le malheureux, en haillons que le froid et la faim clouent au seuil de son palais ?
Source : Gallica

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