Eugène Réveillaud

Résumé

Eugène Réveillaud Manuel du citoyen (1874)

On n'est citoyen que quand on est membre d'une cité, d'un état libre. On est citoyen dans une république ; on est sujet sous une monarchie. Or, sujet, cela veut dire soumis, placé dessous; c'est l'état d'un homme qui est livré au caprice, au bon plaisir d'un autre; c'est l'avilissement, c'est l'abjection.
Un peuple de sujets est à peine un peuple. Il lui manque ce qui fait les nations robustes, comme les individus : l'indépendance, la dignité.
La seule souveraineté légitime, la seule que des hommes dignes de ce nom puissent accepter, est la souveraineté de la loi.
Source : Gallica

Eugène Réveillaud Manuel du citoyen (1874)

Dans un ordre de choses idéal qu'il est permis aux sages de rêver, mais que ni nous ni nos petits-enfants ne verront, hélas ! jamais réaliser, — la guerre, reste de l'état de barbarie par lequel a passé l'humanité, la guerre est un fléau qui doit disparaître, devant la doctrine de l'union et de la fraternité des peuples. Si la terre est assez grande pour loger à l'aise tous ses habitants, elle paraîtra d'autre part, grâce aux progrès et à la rapidité des communications, assez petite pour qu'on sente le besoin d'y faire, entre voisins, bon ménage.
Source : Gallica

Eugène Réveillaud Manuel du citoyen (1874)

Si nous voulons être un peuple digne de se gouverner lui-même, si nous voulons, en un mot, mériter la République, il est de toute nécessité que chaque citoyen soit instruit, assez du moins pour pouvoir s'occuper des affaires du pays, discuter en connaissance de cause le choix de ses mandataires, lire les journaux, les professions de foi de ses candidats, afin de ne pas voter pour eux à l'aveuglette.
Source : Gallica

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