Résumé

Auguste Sibert Pour tout le monde. Lettres de deux modérés… (1848)

On nous a insultés ; notre dignité d'homme a été froissée, humiliée ; j'ai ressenti la commotion de l'outrage qu'on vous a fait, et inspiré par l'ardeur de vous venger, je réponds par une affiche ; mais cette affiche n'est rien, ne signifie rien, du moment qu'on l'arrache, qu'on la déchire avec rage. Rions de leur colère cependant, car elle nous sert, elle prouve que nous sommes dans la vérité, et que par vous, Dieu a mis le doigt sur la plaie. Ces hommes se voient démasqués et ils tremblent comme toujours. La vérité les accable, les étourdit et leur fait perdre la raison.
Source : Gallica

Auguste Sibert Pour tout le monde. Lettres de deux modérés… (1848)

Sans l'association toutes ces belles paroles ne sont que des mots morts qu'on lit sur nos drapeaux, mais dont les coeurs sont vides; sans l'association il n'y a dans ce monde, chez tous les peuples, qu'asservissement éternel, qu'anarchie, des maîtres et des esclaves.
L'aumône que vous nous faites n'est vraiment qu'une aumône; elle devrait être quelque chose de plus digne, c'est-à-dire une restitution. De vrais républicains ne font pas l'aumône, ils donnent à leurs frères et leurs frères leur donnent, ils agissent comme Dieu.
Source : Gallica

Auguste Sibert Pour tout le monde. Lettres de deux modérés… (1848)

Hommes du bon Paris, vos législateurs ont si bien travaillé que si nous les avions laissés plus longtemps gouverner, ils auraient fini par extirper tout ce que Dieu a mis de généreux et de sublime dans la nature humaine. Plaignez-vous Messieurs les satisfaits, Messieurs les hommes d'élite, du fardeau qu'en ce moment le pauvre peuple fait peser sur vous!
Source : Gallica

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