Résumé

J. Claudius Chacun pour soi : comédie en un acte et en vers (1847)

Mme DELAMAR.
Vaine espérance !
Croyez-vous, acceptant une fausse apparence, Que la colère naisse et meure avec l'affront, Et s'efface du cœur aussitôt que du front ?
DELAMAR, s'animant.
Si tu prétends rester farouche, inexorable , ( Etendant le brat.) Je jure, entends-tu bien, LÉONARD, se jetant sur lui.
Arrêtez, misérable !
Maltraiter une femme, ô mon Dieu !
DELAMAR , se retournant.
Qu'est ceci ?
Quoi ! c'est vous, Léonard? Vous, Théodose aussi?
N'est-il plus au salon, ni table, ni quadrille ?
Quoi ! plus un vieux joueur , plus une jeune fille ?
Source : Gallica

J. Claudius Chacun pour soi : comédie en un acte et en vers (1847)

Mme DELAMAR.
De moi !
Ce petit homme , n'a qu'une petite idée , D'un unique projet son âme est obsédée; Tout fier de ses écus, péniblement acquis, Pour gendre , il lui faudrait quelque pauvre marquis , Un comte sans érédit, un noble sans ressource , Or , le cher Théodose est le but de sa course.
Mais du jeune baron le pauvre cœur se fend , Il déteste le père, il adore l'enfant, Et son inquiétude, autour de moi l'enchaîne, Pour tâcher d'accorder son amour et sa haine.
Comprenez-vous enfin? — Comme je vous l'ai dit, Le jaloux Serpolet m'épie et me maudit !
Source : Gallica

J. Claudius Chacun pour soi : comédie en un acte et en vers (1847)

DELAMAR.
Je suis un imbécile!
SERPOLET.
Et moi je suis un traitre !
Je voulais (envieux , jaloux) , je voulais mettre, La haine dans ton cœur et le feu sous ton loit.
J'outrageais l'innocenee , heureusement pour toi Que tu n'es pas un sot; j'attaque, tu résistes, Et de mes visions si drôles et si tristes, Ce qui ressort pour toi , de plus clair, de plus net, De plus incontestable; est-ce pas? c'est qu'il n'est Dans ce monde où le sage avec le fou se mêle, Rien d'aussi fou que moi, ni de plus sage qu'elle !
Source : Gallica

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