Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast

Résumé

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Le tombeau des deux amants de Clermont… (1836)

De nos Césars l'empire ne vit plus Les Goths, les Huns, s'arrachant la victoire, Ont par lambeaux déchiré notre gloire; Avec les Francs, déjà, de père en fils, Règne sur nous la race de Clovis; L'Auvergne a vu, par des mains frénétiques, Par des soldats de carnage assouvis, Piller ses champs, brûler ses beaux parvis, Ses temples saints, ses archives antiques ; Mais dans Clermont, déplorable cité Que le Barbare a vingt fois désolée, Si tout révèle un pays dévasté, Des temps romains un vestige est resté
Source : Gallica

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Le tombeau des deux amants de Clermont… (1836)

Si l'on veut pouvoir mesurer quelle prodigieuse distance les mœurs romaines avaient franchie en moins de deux cents ans, d'Héliogabale à Théodose, en passant du principe de la terre au principe du ciel, et du pôle des jouissances infâmes au pôle des souffrances divinisées, rien n'en peut faire mieux juger que le touchant épisode du Tombeau des deux époux de Clermont.
Source : Gallica

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Le tombeau des deux amants de Clermont… (1836)

Aujourd'hui, que plus d'indifférence règne à cet égard, et que, précurseur du saint-simonisme et de l'apothéose des lois charnelles, le philosophisme moderne, selon la judicieuse remarque du Père Enfantin, a réussi, dansson passage, à réhabiliter auprès de beaucoup de gens l'empire de la matière et des désirs sensuels.., on sera porté peut-être à voir de l'exagération dans les idées, moins terrestres, des siècles de croyance et de sacrificei dans le trait charmant, surtout, que Grégoire de Tours nous en a conservé comme exemple.
Source : Gallica

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