Etude sur la bienheureuse Raingarde de Montboissier (1888)
“ Dès qu'elle se sentit malade, elle fit prévenir ses sœurs qu'elle allait mourir; elles s'assemblent autour de son lit et ne peuvent retenir leurs gémissements et leurs larmes en présence d'une perte qu'elles disent irréparable. Raingarde souffrait sans doute, mais une souffrance que l'on aime n'est pas un obstacle à la transfiguration d'une âme ; elle en est même l'agent le plus actif. C'est le marteau du lapidaire qui donne à la perle brute, le poli et l'éclat du riche diamant; c'est le creuset où l'or pur achève de se dégager de tout alliage étranger. ”
