Résumé

Remi Porcher Etude sur les madones de Raphael à Rome (1900)

Ce n'est qu'un simple croquis, mais la nature y est étudiée, comprise, saisie, interprétée, avec une admirable exactitude et un religieux respect. On y sent la note personnelle d'un grand génie unie à la foi d'une grande époque. Ce n'est encore que la réalité humaine, il est vrai, mais si vivante et si naïve, si gracieuse et si vraie, partant d'une âme si résolument éprise du saint, du beau et du vrai, qu'il suffira au peintre d'un souffle de son âme et d'un rayon de son intelligence pour jeter sur ce groupe enfantin tout l'éclat de l'éternelle poésie.
Source : Gallica

Remi Porcher Etude sur les madones de Raphael à Rome (1900)

« Voici que vous concevrez dans votre sein et enfanterez un fils, auquel vous donnerez le nom de Jésus ; « Il deviendra grand et sera appelé le Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
« Mais Marie dit à l'ange : Comment cela pourra-t il se faire?
« L'ange lui répondit : L'Esprit-Saint surviendra en vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre ; c'est pourquoi le saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils de Dieu.
« Alors Marie reprit : Je suis la servante du Seigneur, qu'il soit fait selon votre parole. Et l'ange disparut. »
Source : Gallica

Remi Porcher Etude sur les madones de Raphael à Rome (1900)

Ainsi Raphael, loin d'avoir été ici-bas un esclave, reste un victorieux. Son génie est comparable au feu qui purifie ce qu'un jette pour le ternir. Le hasard lui fait rencontrer une créature humble parmi les humbles, et c'est par ce néant qu'il s'élève aux plus sublimes mystères.
Quoi qu'un dise et qu'on fasse, le Sanzio a donc été digne de comprendre et a compris la Vierge. S'il n'avait voulu peindre que de belles femmes, il n'eût pas fait œuvre durable. Il a visé plus juste et plus haut. Il a mis le reflet divin sur la nature ; il a donné au néant la réalité de l'infini.
Source : Gallica

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