Résumé

Emmanuel-Jean Failly Essai archéologique sur l'image miraculeuse de Notre-Dame de Grace de la cathédrale de Cambrai… (1844)

Mais si saint Luc a été peintre ou statuaire, lui qui a vécu sous Tibère , sous Claude et sous Néron, règnes féconds en grands artistes, siècle qui a produit l'Apollon du Belvédire, et qui a vu le statuaire Lysippe, si, dis-je, saint Luc a été artiste, à coup sûr il n'a pu produire les ouvrages de mauvais dessin, de mauvais style et de mauvais goût, que la légende lui attribue. Les madones, soit peintes, soit sculptées, dont cette légende le fait auteur, accusent l'époque dégénérée des Grecs du Bas-Empire, époque qui commence vers le septième siècle, pour ne finir qu'au douzième.
Source : Gallica

Emmanuel-Jean Failly Essai archéologique sur l'image miraculeuse de Notre-Dame de Grace de la cathédrale de Cambrai… (1844)

M. Delcroix s'est encore trompé grandement quand il a parlé de quelque ressemblance possible entre la madone de Cambrai et celles de Cimabue. Cet artiste créateur ne serait pas reconnu pour l'un des chefs de l'école plastique s'il avait jamais pu produire des œuvres pareilles à l'image de notre cathédrale : leur plus grand défaut est, à coup sûr, d'avoir par trop négligé les contours.
Source : Gallica

Emmanuel-Jean Failly Essai archéologique sur l'image miraculeuse de Notre-Dame de Grace de la cathédrale de Cambrai… (1844)

Ainsi, la deuxième, la plus longue vicissitude par laquelle soit passé le type de l'image de la Vierge est, sans contredit, la plus digne, la plus favorable au culte de Marie. La majorité peu éclairée des fidèles comprend toujours, sans efforts d'imagination, l'enfant Dieu reposant sur le sein de sa mère, tandis qu'elle ne comprendra que difficilement le mysticisme caché sous l'image d'une femme écrasant un reptile et lançant des éclairs
Source : Gallica

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