Résumé

Henri Rachou Le Musée de Toulouse, peinture… (1906)

La Vierge, légèrement penchée, la tête de face, l'épaule droite en avant, est debout sur la jambe gauche, la droite fléchie, et foule aux pieds le démon de l'hérésie. Ses cheveux, divisés par une raie et cachés en partie par un voile flottant, tombent en bandeaux bouffants de part et d'autre du visage. Vêtue de son costume habituel et chaussée de sandales, elle porte à bout de bras, de ses mains séparées de lui par les pans de son manteau, l'Enfant dont la nudité réaliste et la pose tourmentée ne témoignent plus d'aucune divinité.
Source : Gallica

Henri Rachou Le Musée de Toulouse, peinture… (1906)

Celui qui assiste l'homme, saint Jean peut-être, regarde Jésus en couchant son visage très incliné sur sa main droite qui serre convulsivement son poing gauche, tandis que la sainte, que rien ne personnifie, se raidit et penche la tête en levant vers le ciel ses bras ouverts et demi-tendus.
Cette belle sculpture, que le temps a comme saupoudrée de rouille et d'or pâle, conserve de nombreux vestiges de sa polychromie primitive.
L'écusson du mari, posé en pal devant lui, est de gueules à l'enclume de sable. La robe de la Vierge garde, dans le creux de ses plis, les traces d'un bleu très foncé
Source : Gallica

Henri Rachou Le Musée de Toulouse, peinture… (1906)

L'Enfant, de face et dans l'axe, assis entre ses genoux, bénit de la droite à la manière grecque et soutient de la gauche le livre des évangiles. Ils sont entourés d'adorateurs, d'anges thuriféraires ou des animaux symboliques.
Ces œuvres, d'un art très inégal qui va de la sauvagerie la plus grande au raffinement le plus subtil, ont parfois la simplicité magnifique et l'incontestable grandeur des bas-reliefs assyriens. Elles débordent de réminiscences byzantines. Aucune tendresse n'y tempère la majesté de la Vierge, aucun sentiment terrestre la divinité de son Fils.
Source : Gallica

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