Résumé

Ferdinand Bossuyt Nuit de Noël : étude de moeurs en un acte… (1903)

AUGUSTINE
Un temps de réveillon, pardine. Le bonhomme Noël ne sort jamais sans son manteau de neige. C'est tous les ans la même chose.
JEANNE
Et comme dit la chanson, il fait un froid de loup. Brrr !!.... (Chantant) Il fait froid.
AUGUSTINE
Oui, il fait froid... Nous sommes sans feu, et tu chantes, toi !... Ah ! c'est heureux la jeunesse.
JEANNE
A quoi bon toujours pleurer, ça n'avance à rien et puis ça rend malade... Vois-tu, mère, tu n'es pas philosophe. Moi je me dis qu'il vaut mieux prendre le temps comme il vient, et ne jamais se faire de mousse.
Source : Gallica

Ferdinand Bossuyt Nuit de Noël : étude de moeurs en un acte… (1903)

JEANNE, remontant.
A tout-à-l'heure. (Baiser) Et bonne chance...
(Augustine sort.)
SCÈNE IV
JEANNE, seul, descendant vers la table.
Sérieusement, comme purée, la mesure est comble, c'est réussi. Il est vrai que le malheur, c'est le lot du pauvre. La dèche, c'est la rente des travailleurs !.. Je me demande si la mère réussira... Trouvera-t-elle Marie chez elle!.. Non, c'est sûr... Elle doit passer la nuit dehors, sans doute. (A la fenêtre) Elle s'amuse . Elle a raison puisque pour elle, le temps se présente bien.
Source : Gallica

Ferdinand Bossuyt Nuit de Noël : étude de moeurs en un acte… (1903)

Jeanne 1, Louis 2, Augustine 3, Octave 4.
OCTAVE, à Jeanne qui prend le n° 1.
Mademoiselle, veuillez avoir l'obligeance d'expliquer à vos parents ce qui s'est passé entre nous.
JEANNE
Voilà... Monsieur n'est pas fautif. La seule coupable, c'est moi... si monsieur à mal agi, c'est uniquement parce qu'il a cru avoir affaire à une fille. J'avoue que je n'ai rien fait pour J'en désabuser. Ensuite, monsieur, s'étant aperçu de son erreur, il m'a proposé de m'entretenir et j'ai accepté. (A son père) Quant à toi, écoute et retiens bien ceci : si ce soir j'ai roulé jusqu'au bord du gouffre...
Source : Gallica

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