Alphonse Bouvret,
Un Franc-Picard à Paris : chroniques au jour le jour et chansons
(1894)
“ Voir l'entrée de l'Opéra, un soir de bal masqué, est un véritable comble, car les masques deviennent aussi rares que les habits noirs sont nombreux ; on dirait vraiment que la gaîté française d'aujourd'hui porte le deuil de ses jours heureux d'autrefois !... Ce qui n'empêche pas les oisifs de faire le pied de grue dans la crotte, bâillant à se décrocher la mâchoire, écarquillant les yeux pour ne voir autre chose que les rampes de gaz, qui flamboient à toutes les corniches du splendide monument élevé à la gloire de la musique et de la danse, par le savant architecte Charles Garnier. ”
