Marguerite Coleman

Résumé

Marguerite Coleman Les jardins de Paris (1929)

C'est plus prudent ; même dans l'immortalité un retour de passion est si vite arrivé !... Une Muse triste émerge du socle ; au-dessus d'une grande lyre, elle a l'air de se hausser jusqu'au génie souffrant qui rêve dans les tourbillons des moineaux fous. Gabriel Vicaire, au coin de son allée, embusqué dans un fouillis de verdure sombre, à demi sorti de sa gaîne, a l'air, lui, d'un Génie forestier.
Margot, ma mignonne, entends-tu les roses Qui jasent d'amour et d'un tas de choses ?...
Il est déjà botté de pierre, casqué de mousse; il a la narine ardente et vaste, l'oreille pointue.
Source : Gallica

Marguerite Coleman Les jardins de Paris (1929)

C'est encore là une belle allée, aux arbres immenses qui, sous l'orage, ont des accents de grand orgue et d'orchestre. Le Luxembourg peut plaire d'ailleurs à tous, car il réunit les caractères les plus divers. Chacun suivant son goût et son but y peut trouver l'allée de beauté, l'allée de paix, de poésie ; l'allée tiède et l'allée fraîche, l'allée où l'on peut lire, où l'on peut rêver; telle autre propice au sommeil, grâce aux larges bancs que protège une ombre sûre. Il y a aussi les allées où l'on aime ; serait-ce celle de Marius et de Cosette ?...
Source : Gallica

Marguerite Coleman Les jardins de Paris (1929)

Entre la place de la Concorde, qui est bien la plus belle du monde, avec ses terrasses, ses colonnades, ses fontaines, ses statues, et l'imposant Arc de Triomphe de l'Etoile, les Champs-Elysées déroulent leurs splendides allées de verdure, leurs massifs fleuris, leurs pelouses verdoyantes. C'est une promenade grandiose, un parc véritablement élyséen, un jardin magnifique. C'est encore un lieu de plaisir où les divertissements abondent: théâtres, salles de danse, cafés-concerts, restaurants élégants. On y festoie, on y déguste, on y applaudit l'artiste et la pièce à la mode
Source : Gallica

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