Édouard Gourdon

Résumé

Édouard Gourdon Paris au Bois (18..)

Les ChampsÉlysées sont tout cela à la fois, car tout Paris passe aux Champs-Élysées. Si ce beau lieu n'est plus l'unique arène de la mode, c'est encore celle du luxe, c'est la promenade favorite du Parisien, c'est le rendez-vous de tous les chevaux et de toutes les voitures de Paris, c'est la grande voie, on pourrait dire le grand fleuve, qui, après avoir reçu les flots de population que lui versent incessamment les boulevards et la rue de Rivoli, les roule en tourbillons jusqu'à l'arc de triomphe de l'Étoile et plus loin jusqu'au Bois.
Source : Gallica

Édouard Gourdon Paris au Bois (18..)

Mais il rachète cette cruauté par tant de charmes ! il est si bien, à Paris, la saison de la femme, qu'elle n'a pas la force de lui en vouloir, et qu'elle fait atteler en janvier pour se rendre au Bois aussitôt qu'elle entrevoit dans la rue le plus pâle rayon de soleil.
Aussi voyez quelle foule au bord de ce lac glacé ! Foule d'hommes et foule de dames, sans compter les enfants, qui sont de toutes les saisons et croiraient volontiers que le Bois a été fait pour eux seuls. C'est l'hiver, mais c'est le luxe et le plaisir.
Source : Gallica

Édouard Gourdon Paris au Bois (18..)

Il n'est pas de meilleur système que celui-là, et, pour mon compte, je me suis toujours senti plein d'indignation pour la stupidité des gens qui, sous prétexte qu'ils vont faire un jardin, commencent par arracher les arbres. Un arbre venu, c'est l'oeuvre de vingt ans, quelquefois d'un siècle, c'est-à-dire une création, non-seulement belle, mais digne de respect, et qu'il faut défendre et protéger au lieu de la détruire. Ce sentiment est au cœur de tous les Anglais. Jamais, dans un parc d'Angleterre, sous aucun prétexte, un bel arbre n'est abattu.
Source : Gallica

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