Édouard Gourdon

Élements biographiques

Édouard Gourdon,  Paris au Bois (18..)

“ Les ChampsÉlysées sont tout cela à la fois, car tout Paris passe aux Champs-Élysées. Si ce beau lieu n'est plus l'unique arène de la mode, c'est encore celle du luxe, c'est la promenade favorite du Parisien, c'est le rendez-vous de tous les chevaux et de toutes les voitures de Paris, c'est la grande voie, on pourrait dire le grand fleuve, qui, après avoir reçu les flots de population que lui versent incessamment les boulevards et la rue de Rivoli, les roule en tourbillons jusqu'à l'arc de triomphe de l'Étoile et plus loin jusqu'au Bois. ”
Source : Gallica

Édouard Gourdon,  Physiologie de l'omnibus (1841-1842)

“ Je cherche une personnification de la société, je la trouve entière, vraie et juste, avec ses anachronismes, ses non-sens, son crétinisme, sa sottise et son amour-propre, dans l'omnibus. L'omnibus est un échantillon d'autant plus fidèle qu'il varie sans cesse. C'est un miroir où toutes les silhouettes, grandes et petites, sombres et bouffonnes, viennent se décalquer, où le ridicule et ses mille nuances se montrent de grandeur naturelle, de pied en cap. Tout le monde passe par l'omnibus ; faire l'histoire de l'omnibus, c'est faire l'histoire de la société. ”
Source : Gallica

Édouard Gourdon,  Le Bois de Boulogne, histoire, types…

“ Mais à côté de ces souvenirs, où le grotesque le dispute au dramatique, combien de souvenirs sanglants viennent se placer ! Il n'est peut-être pas un lieu quelque peu solitaire du Bois de Boulogne qui n'ait été témoin de la mort d'un homme. Heureusement, aucune trace n'est restée de ces funestes rencontres. Le sable a bu le sang, et à la place rougie, l'herbe, la mousse et les fleurs ont poussé pour réjouir nos yeux.
Le duel a fui le Bois de Boulogne comme la bête féroce a fui l'antique forêt de Rouvrai. Est-ce à
dire que nous ne nous battions plus?
”
Source : Gallica

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