Édouard Gourdon, Paris la nuit : silhouettes (1842)
“ Je le suivis jusqu'au troisième étage; nous traversâmes une antichambre, puis un salon, et enfin nous pénétrâmes dans un petit boudoir meublé avec richesse mais en désordre. Un grand feu brillait dans une cheminée à la prussienne près de laquelle une femme, nonchalamment étendue sur une chaise longue, le front posé sur une de ses mains, paraissait réfléchir. Cette femme était belle, mais tout en elle et dans ce qui l'entourait trahissait le manque de tact et de distinction. Sa robe, trop décolletée, laissait à nu des beautés que la femme du monde sait tenir secrètes ”
