Évariste Colombel

Élements biographiques

Évariste Colombel Du Principe électif et de ses applications… (1852)

Le Pouvoir exécutif fait vérifier l'élection et nomme le Maire. Seulement, son choix ne peut porter sur un citoyen qui ne serait pas membre du conseil de la Commune.
C'est dans ce cercle restreint que doit s'exercer le suffrage universel et direct. Chaque habitant de la commune connaît précisément ce qu'il va faire, sur quel intérêt il va statuer, à qui il va confier son mandat, quel usage en fera son mandataire. C'est cette intelligence du mandant qui fait la valeur du mandat; c'est cette intelligence de l'électeur qui fait son indépendance et sa moralité.
Source : Gallica

Évariste Colombel Villenave : Nantes, 1792-1802 (1855)

Trop artiste, trop ému, trop souvent abandonné à lui-même par lui-même, Villenave a donné de singuliers exemples de tergiversation. Nous avons signalé ces nuances successives et bien tranchées : l'abbé de cour, l'ami de Bailly, l'ami de Barère, le fondateur du Rôdeur, l'apologiste de Saint-Fargeau, le président des sociétés populaires, l'accusateur public de 93.
C'est là l'âpre sommet. Jusqu'à ce jour, Villenave a gravi le sentier de ses jours. Il va le descendre. Le malheur arrive; la faiblesse ne cesse pas.
Source : Gallica

Évariste Colombel Du Principe électif et de ses applications… (1852)

Au milieu de nos plus grands désastres, quand l'Empire français, rêve gigantesque, croulait sous les pas de l'Europe coalisée, les vrais principes du gouvernement n'ont jamais complètement disparu. Ils ne sombrèrent pas dans ce naufrage. La légitimité revint, régna, domina. La légitimité, c'est l'hérédité élevée à toute sa puissance. Eh bien! les idées de mandat, de délégation, d'élection, de fonction, ne se perdirent pas; nous allons les voir apparaître à chaque instant.
Source : Gallica

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