Évariste Colombel

Résumé

Évariste Colombel Villenave : Nantes, 1792-1802 (1855)

Villenave, par son début poétique, dans ses plaidoyers, dans ses brochures, laissait aisément deviner ses penchants littéraires. Ces goûts-là se trahissent toujours. Il y a toujours de l'homme de lettres dans ses travaux judiciaires, dans ses mémoires du barreau. On devine que, mis à même de choisir entre les règles sévères d'une profession sérieuse et les fantaisies plus ou moins capricieuses de la littérature, Villenave n'hésitera pas. En effet, Villenave est mort à Paris, au milieu des occupations littéraires et bibliographiques; mais déjà, à Nantes, c'était un lettré.
Source : Gallica

Évariste Colombel Villenave : Nantes, 1792-1802 (1855)

Trop artiste, trop ému, trop souvent abandonné à lui-même par lui-même, Villenave a donné de singuliers exemples de tergiversation. Nous avons signalé ces nuances successives et bien tranchées : l'abbé de cour, l'ami de Bailly, l'ami de Barère, le fondateur du Rôdeur, l'apologiste de Saint-Fargeau, le président des sociétés populaires, l'accusateur public de 93.
C'est là l'âpre sommet. Jusqu'à ce jour, Villenave a gravi le sentier de ses jours. Il va le descendre. Le malheur arrive; la faiblesse ne cesse pas.
Source : Gallica

Évariste Colombel Villenave : Nantes, 1792-1802 (1855)

L'attention publique et son souvenir restent aux causes politiques et aux grandes causes criminelles. Les affaires civiles n'ont ni cet éclat, ni ce retentissement; elles sortent bien rarement de la sphère des intérêts privés; elles y meurent. Villenave, dans sa Notice, ne fait allusion qu'à ses défenses devant les tribunaux de répression. Il avait, pourtant, une clientèle civile.
Il est bien difficile de juger un homme de parole qu'on n'a pas entendu.
Source : Gallica

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